La 7ème Légion

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    [Arken]Exil, ou comment devenir folle par ses propres moyens

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    Major de caserne
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    [Arken]Exil, ou comment devenir folle par ses propres moyens

    Message par Admin le Sam 6 Mai - 14:55

    Ces trois lettres permettent de mieux comprendre la situation à son départ, elles ne font pas partie du journal de la magicienne.

    Au Capitaine Angeal de la 7ème Légion.

    Capitaine,

    Je viens vous demander l'autorisation de congés qui n'en seront pas.
    Au vu de la situation, il me parait nécessaire de m'éloigner du monde quelques semaines, afin de méditer. Il s'agirait d'aller sur une plage accessible uniquement à la nage, et déserte de toute présence humaine. J'y resterai en permanence, avec pour seul lien extérieur le passage quotidien, ou hebdomadaire, du Lieutenant Holywrath. Il est le seul en qui j'ai confiance pour ce rôle. Connaissant lui-même les risques dans leur totalité, il m'a dors et déjà donné son accord de principe. Il a aussi mon accord pour vous faire un retour sur l'évolution de la situation à chaque fois que cela lui semblera nécessaire.
    Je sais que cette expérience peut paraitre dangereuse, mais je suis persuadée qu'elle me permettra d'en ressortir plus forte, avec une parfaite conscience de mes limites. Ainsi, je ne serai plus un poids pour notre unité, mais un atout.
    La civile Aurore Tisselaube, qui semble attacher de l'importance à ma présence auprès d'elle, n'en sera pas informée. Ni du lieu, ni de la raison de mon départ. Je vous demande la plus grande discrétion à son égard. Elle ne doit rien savoir.
    En espérant avoir votre accord pour cette mission qui me parait essentielle.

    Que triomphe l'Alliance.

    Arken Von Geld, Sergent de la 7ème Légion.


    ***


    Cette lettre est adressée au sergent Arken :

    Au vu de votre situation je comprend parfaitement ce désir d'exil et je suis de tout cœur avec vous, le lieutenant Holy étant après moi le mieux placé pour vous surveiller j'ai toute confiance en lui.

    Revenez plus forte et grâce à notre don nous protégerons l'alliance mieux que jamais !

    Gloire au roi, gloire à l'Alliance et gloire à la 7ème légion !


    ***


    Une note est posée sur le bureau du capitaine.

    Capitaine,
    Je vous annonce mon départ imminent. J'ai juste pris le temps de vous écrire une dernière fois pour vous prévenir : Aurore Tisselaube semble perturbée. J'ai voulu la voir une dernière fois avant de partir. En arrivant chez elle, j'ai remarqué des traces d'impact d'éclair de givre sur ses murs, et elle était beaucoup plus calme et craintive qu'à l'accoutumée. Elle a même évoqué le fait de ne pas vouloir sortir de chez elle.
    Bien que cette idée pourrait être judicieuse, afin de ne pas provoquer d'énième problème au sein de la Légion, cela m'inquiète grandement.
    Si elle ne sort pas pour se nourrir, nous pourrions avoir un plus gros problème sur les bras.
    Je pars tout de même, profitant de son état pour m'assurer qu'elle ne me suive pas. Mais si vous considérez cela trop dangereux au vu de la situation, transmettez un message au Lieutenant Holywrath pour qu'il puisse m'avertir, et je rentrerai.
    J'espère ne pas en arriver là.

    Adieu,

    Sergent Arken Von Geld, 7ème Légion.


    ***


    Jour 1
    Je viens d'arriver sur les lieux en compagnie d'Holy. Je me suis installée dans la maison de ce qui semble être une ancienne ferme naine sur le rivage Est d'Arathi. L'écurie à béliers est vide, et du foin pourri traine dans les champs. Le lieu a dû être abandonné depuis quelques années à cause de la guerre. Il y a même un vieil embarcadère. Vide de toute présence, cela me semble être l'endroit idéal.
    Holy est parti peu après s'être assuré que j'étais bien lotie. Je lui ai confié une potion de mutation pour prévenir l'éventualité la plus pessimiste. J'en ai aussi avec moi. Ma mutation est censée être achevée, mais je ne connais pas encore les effets secondaires du manque de nourriture. Il me faut être prudente.

    Jour 2
    La nuit était assez pénible. J'espère pouvoir me reposer aujourd'hui, je n'ai eu que 5h de sommeil.

    Plus tard

    Me voilà recroquevillée dans un coin de la pièce. J'aperçois la cheminée de l'autre côté, mais je suis incapable de bouger. Elle est là. Si je bouge, ne serait-ce qu'une jambe... Elle guette, tapie dans l'ombre. La moindre occasion de se révéler. Je tremble sans raison, et je sens un filet de sueur parcourir mon dos.
    Des livres trainent à mes pieds. La distraction de leur lecture a été inefficace. Comme la mer, la baignade et le feu. Je ne peux qu'attendre et écrire. En espérant ne pas perdre la raison.

    Durant la nuit

    Holy est passé peu avant minuit. Heureusement, la crise est passée, et il m'a trouvée devant la cheminée en train de méditer. Je l'ai entendu arriver dès qu'il a posé les pieds sur le domaine. J'ai perçu chacun de ses pas. J'ai remarqué sa respiration quand il est arrivé devant la maison. Je lui ai dit d'entrer avant qu'il ne se manifeste. Ça a dû le surprendre. Nous avons discuté de la situation. Je lui ai parlé de ma crise. Il a remarqué que j'évitais de le regarder. Je lui ai alors annoncé que depuis un quart d'heure, son cœur tambourinait dans mes oreilles... Je me suis quand même retournée, et j'ai alors senti son odeur... Comme un parfum de baie sauvage. Je lui en ai parlé, avant de sortir précipitamment. Elle avait failli bondir. L'air salin m'a fait du bien, et nous nous sommes installés au bout du ponton. Nous avons commencé à parler de la mer, et comme à chaque fois, mes souvenirs remontent malgré moi. Pour la première fois depuis des années, j'ai parlé de l'attaque de Ruisselune à quelqu'un d'autre : ma baignade, ma mère sur la plage, de la fumée noire au-dessus des collines... Mais mon récit a coupé court. Face à ces images qui ne cessent de me hanter, j'ai soudain senti une rage incroyable me prendre au ventre. J'ai senti ma mana m'échapper peu à peu. De peur de brûler Holy, je me suis rabattue sur de vieilles caisses qui trainaient sur le ponton. J'en ai explosé une simplement en écrasant mon poing. Je n'ai pas tout de suite réaliser la force démesurée qu'il m'avait fallu pour ça, trop occupée à essayer de me calmer. J'ai senti Holy s'approcher. J'ai failli lui crier de partir. Il m'a prise par les épaules et m'a retournée, et m'a simplement dit que j'étais assez forte pour rester maître de moi-même. Cette phrase, si courte, prononcée avec une telle sérénité, a balayé toute l'énergie négative que je contenais.
    La tranquillité de cet homme est à tout épreuve. Je ne cesse de me le répéter, et je finis par croire que je suis dans le vrai. Sans sa présence et sans son aide, je serai devenue folle depuis longtemps.
    Alors que je reprenais mes esprits, une odeur enivrante ma prise au nez. J'ai alors vu une entaille sur ma main, sans doute causée par la collision avec la caisse. Soudain prise de panique, j'ai encore vu Holy me sauver la mise en refermant la plaie, et je suis directement aller me laver les mains dans la mer.
    Fatiguée par toutes ces émotions, j'ai préféré aller me coucher et Holy est reparti.


    Jour 3
    Cette nuit a été un enfer. Mon ventre me torturant, je n'ai pas réussi à trouver le repos. Je me souviens avoir balayé la table de rage, puis plus rien. Je viens de me réveiller dans les écuries. J'ai rangé les livres éparpillés dans la pièce. Je commence à regretter de les avoir emmenés... Curieusement, ma faim s'est tue. La journée s'annonce moins pénible que hier, mais je me sens faible et fatiguée. Mes paupières sont lourdes. Je vais aller prendre l'air, puis j'essaierai de dormir un peu.

    Plus tard

    J'ai réussi à me reposer, et vu l'avancement de la journée, j'ai dû dormir trois à quatre heures. Je me sens beaucoup mieux, et la faim semble se tenir tranquille. Pour la première fois, l'espoir renait. Je vais même essayer de travailler un peu sur mes recherches, mon état semble enfin propice à la réflexion.

    Jour 4

    Je n'arrive pas à y croire. J'ai oublié la pleine lune ! Dire que la nuit dernière était un enfer est un euphémisme. Je suis restée pliée en deux toute la nuit, mon ventre se contractant sous l'effet de la faim. Les seuls moment où je pouvais me redresser, c'était pour rentrer dans une rage meurtrière, à crier ma haine au monde entier. J'espère que mes cris n'ont pas atteint le refuge d'Arathi, je pourrais les inquiéter pour rien.
    La vraie lune sera là ce soir. Je prie pour qu'Holy ne vienne pas me voir avant deux jours. Je ne me le pardonnerai pas s'il lui arrivait quelque chose. J'ai profité d'un meilleur état cette matinée pour essayer de lui faire passer un message. J'ai écrit une phrase en calcinant l'herbe à l'endroit où il arrive d'habitude afin de le prévenir. J'espère qu'il fera preuve de bon sens...
    En attendant, je reste assise là, sous le malheureux arbre que j'ai brûlé la nuit dernière dans un accès de folie, inquiète, angoissée à regarder le ciel, à la recherche de l'astre rond qui prédira ma perdition.

    Jour 5
    Le papier semble entaché par quelques gouttes d'humidité, laissées par les larmes de la magicienne, mêlées à l'eau de pluie.


    Oh, mère, qu'ai-je fait ? Qu'ai-je fais en acceptant de devenir ce monstre ? Comment pourrai-je contrôler un tel pouvoir sanguinaire ? Je me suis réveillée sur la colline qui surplombe le champ, à moitié dévêtue, complètement déboussolée et la tête lourde. Je me suis dirigée vers la maison, trempée par la pluie et le corps ankylosé. L'angoisse me serrant la poitrine, j'ai découvert l'intérieur des écuries détruit. J'ai éclaté en sanglots en entrant dans la demeure. Sanglots qui me rongent encore au moment où j'écris. La table, les meubles les livres... Même le lit. Renversés, éparpillés, pour certains pulvérisés. Seule la cheminée semble tenir bon, même si je remarque certains coins calcinés plus qu'à l'accoutumée. Heureusement, j'ai pu retrouvé mon journal en un seul morceau. Complètement hébétée, je suis ressortie et je me suis installée sur le ponton, mêlant mes larmes à la pluie et la mer. Des heures ont dû s'écouler, car le soir approche. Je le sens. La troisième nuit. La dernière. Sans doute la pire. Holy n'est pas venu, je n'ai pas trouvé trace de lui. Plus la nuit s'installe, plus l'angoisse de l'entendre arriver me ronge. Je t'en prie, cher ami, attends une nuit de plus...

    Une écriture différente apparait sur la page suivante, le temps de quelques lignes.

    Ma très chère Arken,

    Sache que je suis très fier de ce que tu as accompli ce soir. Tu étais vraisemblablement dans un mauvais état, et pourtant, tu t'es contrôlée à merveille. J'ai pu te raconter mes histoires de jeunesse, dont celle avec ce foutu clampant, tranquillement assis au bord du quai. Je me suis même baigné dans la mer tout aussi tranquillement, comme à l'époque chez mes parents. J'espère que ma présence a contribué à ta maîtrise exemplaire, ne serait-ce qu'un tant soit peu. J'ai bien hâte de te revoir dans nos rangs à la Capitale. La tour des mages me paraît bien vide sans toi... mais le plus important reste le motif de ta présence ici. Bon courage, et je tâcherai de repasser te voir bientôt. Et si tu te demandes comment tu t'es retrouvée étendue dans ton lit, sache que c'est moi qui t'y ai porté et que rien de grave ne s'est passé. Tu étais sans doute trop fatiguée après toutes ces épreuves ...

    À bientôt !
    Holy'.


    Le décompte des jours s'arrête, mais l'écriture initiale reprend sur la plage suivante.

    Holy, tu as trouvé mes écrits... Les as-tu lus ? Qu'en as-tu pensé ? Ces questions me trottent dans la tête, sans savoir si un jour je te les poserai. Je regarde ton mot avec amertume. Si seulement la nuit s'était arrêtée là... Mais non, je me suis réveillée au sol, sous la poigne ferme d'Udrial qui me regardait avec inquiétude. La recrue Cœur De Lion était là aussi... Je n'ai pas compris leur présence, c'est un point qu'il faudra éclaircir. Mais la vision la plus dure que j'ai eu à voir, ces 20 dernières années, c'est toi, Holy. Debout près du mur, à me fixer d'un air paniqué, la main sur ton cou ensanglanté...
    La suite est floue dans mon esprit. Les évènements se sont enchaînés tellement vite. Mon cœur qui tambourine dans ma poitrine, de colère, de panique et culpabilité. Le portail qui nous a ramené en ville. Ma traversée de Stormwind sans même faire attention à toutes ces présences autour de moi, et qui me confirme l'inévitable. Notre vol bref, durant lequel j'ai évité d'y penser pour ne pas faillir. Notre course effrénée, ma nage fébrile, ton corps allongé sur le sable...
    Qu'aurions-nous fait sans cette pierre ? J'ai mis ta vie en danger, mon ami, ta vie et ton salut. J'ai voulu disparaitre, comprenant le danger que je représente. Tu m'as retenue. Je n'ai pas encore compris pourquoi. Tu as même voulu démissionner... Était-ce du bluff pour m'inciter à rester, ou comptais-tu vraiment partir toi aussi ?
    Je n'ai pas eu le temps d'y réfléchir qu'Aurore et Udrial sont arrivés d'un coup sur la plage. Je ne sais pas à qui j'en veux le plus. A Aurore d'avoir conduit Udrial jusqu'ici, ou à Udrial pour l'avoir menacée.

    Toute cette expérience a au moins eu un résultat positif. Alors que la nuit s'achevait, j'ai senti ma faim sous les derniers rayons de la pleine lune. Une faim faible, méprisable, contrôlable. Après ce jeûne volontaire, j'ai compris que je saurai me maîtriser en toutes circonstances tant que je me nourrirai quotidiennement. Pâle réconfort quand je regarde les yeux tristes mais qui se veulent rassurants d'Holy, accompagnés d'une nouvelle cicatrice dans son cou.

    Je ne me pardonnerai jamais ce geste. Ce n'est que la confirmation du monstre que je suis devenue. Pour la première fois depuis mon enfance, je suis retournée à Ruisselune. J'ai massacré l'unité défia qui semblait être de garde. Aurore était avec moi, pourtant je ne la voyais pas. Je me souviens de mon rire hystérique à les voir mourir devant moi, alors que je vidais les ruines de mon ancienne maison de toute présence humaine.

    Je devrai désormais vivre avec cette nouvelle prise de conscience. Ce qui fait de ma nature à la fois un don et une malédiction. Je suis devenue un monstre qui maîtrise sa cruauté. Les ennemis de l'Alliance auront à faire face à un nouveau fléau, car je prendrai toujours plus de plaisir à m'abreuver de leur vie, leur faisant payer mes propres erreurs.

    L'écriture se fait plus nette, plus brusque, comme si chaque lettre était écrite avec précision.

    Pøwlz. Je te tuerai. Je te tuerai. Je te tuerai.

    Le Capitaine, Aurore, même Udrial ne pourront rien faire que je m'abreuverai de la dernière goutte de ton sang.

    Je le tuerai. Je le jure sur ton alliance, mère, je le tuerai de mes propres mains.

    Les autres ne comprennent pas. Vous manquez de contrôle, répète sans cesse le Capitaine. Arrête de jouer avec le feu, m'assène Aurore.
    Ils ne comprennent pas. J'ai le contrôle. J'ai compris que la colère était la clef. Plus personne pour me mettre en colère si je le suis en permanence. Plus de débordement. Une colère et une rage contrôlées, utilisées. Efficaces.
    Cette rage était voulue. Je n'ai blessé personne d'autre ! Et le Capitaine qui veut me faire surveiller...

    Holy, tu me comprenais. Mais tu ne m'as pas laissée partir. Je ne sais pas ce que tu attends de moi. Je ne mérite plus ta confiance.

    Que suis-je devenue ?

    Un nouveau journal. Un nouveau départ.

    J'ai brûlé ce maudit bouquin, et tous ceux qui l'ont précédé.

    Holy. Tout ceci est réalisable grâce à toi.
    Tu as réussi là où j'échouais depuis vingt ans.
    Tes pouvoirs de la Lumière sont plus grands qu'on ne pourra jamais l'imaginer. Tu ne guéris pas que les corps, mais aussi les cœurs.
    Je me sens encore triste et abattue, maintenant que j'ai ouvert mon esprit à tous mes sentiments. Mais je sens le travail du deuil faire son œuvre.
    Je ressens comme un vide quand je cherche l'alliance à ma main droite. Mais je sais que cela me passera.
    Tout ira mieux, tant que j'aurai ton sourire réconfortant à mes côtés.
    J'ai même l'espoir, un jour, de me pardonner ce que je t'ai fait.

    Je me contrôle, pour de bon cette fois. Je le sens. Même face à l'affront d'Udrial, j'ai pu me contrôler.

    Je ne redeviendrai jamais la personne que j'étais avant, mais je sais que je suis désormais armée pour affronter l'avenir houleux de notre unité.

    Angeal, Holy, je vous suivrai au bout du monde.

    Trop de choses passées. Trop de choses à penser.

    Udrial, Aurore, Angeal, Holy... Lussien.

    Aurore est partie. Je ne peux lui en vouloir. Mais je sens un changement en elle, à mon grand étonnement. Elle va revenir. Elle va mettre sa vie en jeu pour Angeal. Je ne l'aurai pas crue capable d'un tel acte.

    Holy est... Holy. Capitaine Holywrath. Ce nom est désormais gravé. les plus grandes folies ne le sortiront pas de ma tête.
    Je me croyais perdue. Je voyais ma position et mon pouvoir social réduit à néant. Obligée de fuir. Devenant une paria, comme cette chère Aurore.
    Mais il m'a encore sauvée. Cet homme est un ange. Il m'a pardonnée, il m'a soutenue, aidée, sauvée. Si Lumière il y a, Holy en est le digne représentant.
    Je vois Angeal sous un nouveau jour. Je l'ai toujours énormément respecté, de part sa présence bienveillante et son sens pratique. Ce Capitaine méritait le respect, tout simplement. Aujourd'hui, je le vois d'un oeil affectif. Il a accepté de me guider vers mon contrôle alors que j'étais perdue, dans la plus grande détresse. Il a accepté ce que je suis. Et maintenant, alors que c'est à mon tour de lui venir en aide, je ressens de la compassion à son égard, et une certaine fierté. Fière de voir qu'il ne baisse pas les bras, qu'il garde la dignité que tout le monde admire, et des décisions incroyables qu'il arrive à prendre. Fière de son courage à toucher à une science qu'il n'a jamais connu.
    Plus que jamais, mais loyauté va à ces deux hommes.

    Udrial. Je ne sais quoi penser de toi. Vieil ami de mon séjour chez les elfes, premier homme qui a su réveiller ce coeur éteint. Première déception. La colère de la trahison. Mais tu es encore là. Tu es revenu, comme si tu venais de comprendre. Et je ne peux m'empêcher de te redonner ma confiance. Je le sens, cher ami, que tu ne m'abandonneras jamais. Et pourtant... Je ne sais comment me comporter, je ne perçois pas tes intentions.

    ***

    Je continue de suivre tes conseils Holy, même si je réalise que ce ne sera pas tâche facile. Mais j'ai confiance, et je sais que tu ne peux que m'amener vers le meilleur. Tant que tu seras à mes côtés, j'aurai le courage d'affronter ce que je ressens.

    ***

    Lussien. Mon petit frère. Lussien. Lussien.
    J'avais accepté la vérité, enfin, mon deuil était en bonne voie.
    Pourquoi. Pourquoi reviens-tu ?
    Tu es un fantôme, tu ne me laisses pas en paix, comme si tu voulais me punir pour ce que je t'ai fait.
    Mais est-ce que je mérite seulement la paix ? Ton visage défiguré, tes yeux fous... Tes yeux et ta crinière de jais. Le petit frère au grand sourire qui criait mon nom quand je m'éloignais trop du rivage.
    Je ne comprends pas. Je ne sais pas. Es-tu réel ?

    ***

    Aurore. Je ne peux que sourire en repensant à cette nuit. Je n'aurai jamais pensé retrouvé le sourire ingénu de ta soeur sur ton visage. Je croyais être la plus novice d'entre nous deux. J'avais tort. Cette aventure promet beaucoup de découvertes.

      La date/heure actuelle est Lun 25 Sep - 22:42